jeudi 8 décembre 2011

L'industrie pharmaceutique

La "mission" de l'industrie pharmaceutique est de fabriquer et de fournir aux populations des remèdes qui guérissent leurs pathologies.
Le problème c'est que c'est une industrie, motivée donc par le profit. Une société d'individus en bonne santé la ruinerait. Cotés en bourse, les grands laboratoires ont besoin d'accroître en permanence leurs bénéfices. Rien d'étonnant donc à ce qu'ils préfèrent vendre des médicaments qui ne soignent pas vraiment, mais atténuent juste les symptômes de la maladie, pour que le "patient" reste longtemps un client captif. Rien d'étonnant non plus à ce que les traitements que cette industrie propose soient toujours plus chers ; ni à ce qu'elle ait tendance à inventer des troubles (notamment psychiques) pour pouvoir constamment sortir de nouveaux médicaments sous brevet, donc très lucratifs. Rien d'étonnant enfin à ce qu'elle exerce un maximum de pressions sur ses distributeurs : les médecins. Philippe Pignarre qui a enquêté et écrit "le grand secret de l'industrie pharmaceutique" nous révélera en plus que le secteur travaille à la destruction du système de sécurité sociale solidaire, qui contraint - encore un peu - ses marges...

Mais commençons par le terrible réquisitoire du médecin belge Pascal Sacré contre les pratiques de cette industrie, manifestement plus nuisible que bienfaitrice à l'égard de l'humanité.



Gwen Olsen, ex représentante médicale pour les labos témoigne :





Philippe Even, président de l'institut Neker témoigne :





Le reportage "Profits macabres" décrit comment l'industrie pharmaceutique s'est emparée du marché des troubles émotionnels légers pour se créer une énorme clientèle de "malades mentaux".




Philippe Mignarre relate les grands traits de son étude du secteur, consignés dans son livre : "Le grand secret de l'industrie pharmaceutique".





Conclusion :

La santé publique, dans aucun de ces aspects, ne devrait être laissée entre les mains du secteur privé. Seuls des médecins, des pharmacies, des hôpitaux et des laboratoires publics peuvent partager avec les malades le souci de faire coïncider bonne santé et modération médicale. Car si la chimie peut ponctuellemement donner de petits coups de pouce, le secret de la santé est ailleurs : dans la conjugaison d'une bonne alimentation, d'exercices physiques réguliers et dans la gestion du stress quand il survient.
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